
Une nouvelle année s’installe et avec elle les perpétuels doutes don personne ne parle jamais.
J’ai décidé que, cette année, j’écrirais sur ce blog, tous les jours si possible. Je vais compter les jours, comme s’ils n’étaient plus que des nombres. J’espère pouvoir y arriver.
Je cours après quelque chose, je ne sais pas vraiment quoi, mais toujours est-il que j’y cours, à grandes enjambées. Est-ce qu’après tout je n’ai pas abandonné l’espoir de vivre le bonheur dont on m’a tant parlé et que je n’ai jamais pu qu’effleurer ? Peut-être.
Jusqu’ici, l’amour n’a été pour moi qu’un piteux champs de bataille, recouvert de douleur, de blessures sanglantes, de larmes. J’en ai assez, mais mon coeur en veut toujours plus. C’est un sale con de masochiste, je le hais, mais il fait partie de moi. Je ne peux pas vraiment me haïr après tout. Beaucoup le disent, mais je pense qu’il est physiquement impossible de se haïr soi-même. Je pense que si je me haïssais vraiment, je ne serais déjà plus des notres. Le fait même que je sois acore là, à écrire, à 2h22 du matin, prouve que je tiens beaucoup à la vie, à tous ceux qui m’entourent et cela, rien que cela, fait que je ne pourrais jamais me détester. Car je tiens à ceux qui m’entourent. Je les aime.
Alors, je me bats, jours après jour, années après années. Et chaque année est une victoire de plus, parsemée de larmes et de morts. Je suis un général, je commande l’armée de ma vie, je tue, je survie, je suis le héros de mon existence, mais je m’en fous. On peut dire que ce sont de piètres circonstances qui m’ont fait devenir général, car finalement, je n’aime pas la guerre, j’aimerais que celle-ci s’arrête. Quand viendra-t-elle ? Ma paix tant attendue.
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J’ai décidé que je serais une fervente naïve, pleine d’espoirs et de joie. A vrai dire, c’est le choix que je fais chaque année. Il m’arrive d’y parvenir, certains jours.
En l’honneur d’une vie qu’on ne peut pas rejeter. Je porterais le cadeau qu’on m’a offert, une belle écharpe blanche, aux flocons de neige noirs, qui me rappelle des moments fugaces de bonheur. J’écrirais ce qui fait que je suis toujours en vie. Ma vie elle-même. C’est égoïste, ce n’est pas très palpitant, mais c’est ce qui fait battre mon coeur. N’est-ce pas ce qui fait battre le vôtre, par définition ?
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